Quand chaque instant sera trop lourd
Quand on sera tellement loin
Quand il n’y aura plus d’amour
Et qu’on le saura bien
Quand il n’y aura plus de musique
Et quand même les derniers anges
S’en iront pris de panique
Parce que nos cris les dérangent
Il nous restera
Ces larmes bleutées
Ces images de joie
Les souvenirs
Ceux du bonheur passé
Il nous restera
De l’amertume accrochée au sofa
Un peu comme de l’écume
Que le vent emportera
Quand les jours déclineront
Quand on sentira que l’on flanche
Quand nos dernières forces s’en iront
Sans idée de revanche
Quand la vie ne sera plus assez douce
Pour entretenir l’espoir
Et quand tout ce qui la pousse
Nous poussera au départ
Il nous restera
Des éclats de rire
Le bruit de tes pas
Et l’enfant qui respire
Qui dort tout contre moi
Il nous restera
De l’amertume accrochée au sofa
Un peu comme de l’écume
Que le vent emportera |
Cette chanson est née d’une rencontre avec un auteur devenu un ami. Sa plume est toujours précise et juste.
D’ailleurs, c’est ainsi que je perçois Christian Vié :
précis et juste.
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