Back
Interview sur One FM à Genève le 22 Juin 2004
"Enzo et les filles"

Il faut un début à tout et j'en connais un autre qui a commencé, il y a quelques années, et qui a fini par être connu en participant à l'émission la nouvelle star, Julien est parmi nous ce matin, bonjour Julien…  Bonjour Enzo

Donc Julien pour la 1ère fois à Genève depuis la fin de l'émission…  C'est ça oui

Que tu as failli gagner !  Oui, failli gagner…

Donc la question qu'on t'as déjà posé à plusieurs reprises : y a-t-il eu un complot comme hier soir entre la Suède et le Danemark (rires…) Donc, complot ou pas complot ?  Je ne sais pas, je ne le saurais jamais finalement…

A ton avis, vu de ton coté qui a passé du temps à la nouvelle star, puis qui a fini quand même 2 ème et qui connaît les gens de l'intérieur, pourquoi Steeve et pas Julien ?
Je pense que Steeve c'était parfait pour une émission, pour le mettre au devant de la scène, parce qu'il apportait quelque chose de nouveau dans ce genre d'émission, donc du coup les gens ne s'y attendait pas forcément et ça a fait un gros coup de pub pour l'émission…

Alors Julien il y a quelques mois était encore inconnu au bataillon, aujourd'hui il est connu en France, il est connu en Suisse, puis il est dans l'attente de la sortie d'un titre, voire même, qui sait peut-être d'un album. Tu restes avec nous jusqu'à 9h, on en parle dans un instant….

 ………………

 Nous discutions donc avec Julien, qui nous disait que lui aussi, avait chanté dans la rue…
C'est vrai que c'était une école, pendant deux an j'ai chanté à Genève dans les transport publics, les bus surtout et puis ça marchait plutôt bien.

Alors il faut quoi, il faut une autorisation pour chanter dans le bus, il faut quelque chose ?  Oui, il fallait…

Une patente ?… (rires) Oui, une autorisation…

Alors, comment on fait le choix d'aller chanter dans le bus par exemple, qu'elle est la raison pour laquelle tu as fais ça…C'était financier ou…

C'était ça, il fallait manger et puis ça gagne bien finalement, je vais pas annoncer de chiffres comme ça mais, je sais que j'arrivais à vivre simplement en chantant le matin de 7h à 9h.

Alors Gaëlle, Vanessa (autres animatrices), je vous propose de suite de vous mettre à la chorégraphie…Donc Julien cette période est révolue maintenant, comment tu envisages ton avenir, parce que là maintenant, tu es dans un monde de requin, le monde des médias, le monde de la production à Paris, qui font de grandes promesses sans qu'il ne se passe jamais rien…
Moi je pense qu'il y a beaucoup de choses…c'est vrai que l'émission à fait parler de moi, m'a mit sur le devant de la scène, donc c'est important que maintenant je surfe la vague, que je profite de ce tremplin médiatique pour sortir et montrer ce que je peux faire sur un disque, donc mon but ultime, c'est de sortir un disque le plus vite possible…

Je crois que tu as déjà prouvé ce que tu peux faire sur un disque, en tant que auteur et compositeur, je ne pense pas que tu fasses partie des gens qui ont quelque chose à prouver, mais maintenant, qu'est-ce qui va faire que ça va marcher ou pas, est-ce que tu le sais ?
Non, je crois qu'il n'y a pas de recette à ça, je pense que je vais surtout essayer de rester moi-même et fidèle à ce que j'ai toujours été et ça c'est la clé de la réussite, je pense…

Alors pour revenir au départ de toute cette histoire, c'est ta femme qui t'a convaincue d'aller à la nouvelle star, (petit rire de Julien) puisqu'elle était venue nous le dire ici dans les studios de One FM, toi, t'avais pas envie…
J'avais peut-être une appréhension à toute ces émissions, entre guillemets, de télé réalité, même si s'en ai pas forcément une…

De quoi, d'en sortir sali peut-être ?
Oui et puis j'avais une éthique de la musique, c'est-à-dire que pour moi, la musique c'est autre chose que…l'image me faisait peur en fait, finalement…et je venais plus comme un musicien qui écrit, qui chante, qui pense qu'au son, et finalement, il faut allier les deux et puis la magie de la télé, c'est extraordinaire, donc j'en ai profité, il faut vivre avec son temps et son époque…

Oui, parce qu'aujourd'hui les deux sont étroitement liés, c'est à dire si tu n'es pas médiatisé, y'a peu de chances que ça fonctionne ?
Voilà, et avec du recul, je pense que c'était une chose excellente, et je remercie le ciel de l'avoir fait et puis surtout c'est les gens qui ont voté pour moi, qui eux m'ont beaucoup touché…ça m'a beaucoup touché ça, parce que ok, on reste dans la course, on avance, on passe les émissions, chaque semaine on a un prime à défendre, donc des chansons à défendre, mais on se dit qu'évidemment derrière, y'a des gens qui votent, et finalement ça, ça touche et ça motive, et pour tous ces gens, j'ai vraiment envie de me battre et sortir quelque chose de qualité…

Alors, quels sont les points, positifs ou négatifs, à ton sujet, que tu as découvert durant l'émission ?
On m'a reproché une certaine sensibilité, et on m'en a parlé comme si c'était quelque chose de…une fragilité, une sensiblerie…moi ça m'a dérangé, parce qu'en même temps c'était mon atout, c'est toujours quand je chante, qu'il se passe quelque chose, donc finalement, mes points faibles étaient devenus mes points forts et mes points forts, mes faiblesses. Donc je pense sincèrement qu'il faut arrêter de ce poser des questions, quand on est sur scène, il faut être soi-même et se livrer tel qu'on est et partager ce qu'on a vécu, ce qu'on ressent et être le plus sincère possible. Je pense que c'est ça qui est important dans la musique…

Oui, mais là, c'est pas tout à fait une scène lorsqu'on est à la nouvelle star, t'as quand même les caméras qui sont là, c'est plus un plateau, qu'une scène. Est-ce qu'il a manqué quelques ingrédients pour gagner cette émission ?
Ben, finalement, c'est peut-être pas la scène idéale, mais qu'est-ce qu'une scène ? C'est le moment, où tu te produis devant des gens, même devant une personne, quand je parlais du bus tout à l'heure pour moi, c'était une scène, elle valait ce qu'elle valait ! La télévision, c'est vrai, y'a des éclairages partout, y'a un peu de paillettes, des effets, mais c'est une scène aussi…
Moi, la scène dont je rêve, c'est une scène où les gens viennent m'écouter…Dans un petit théatre où ils seront là, à venir vraiment écouter Julien chanter, et pendant 2 heures on va partager quelque chose, ça oui, ça je l'attend, c'est le but ultime…

Et tu te vois comment, tout seul sur la scène, avec une guitare ou quand même accompagné par d'autres musiciens ?
Je suis en train de monter un groupe, j'ai vraiment envie de jouer accompagné.

Oui parce que 2 heures, c'est quand même un peu long…(rires)
Quelles sont par contre les qualités de Steeve, parce que tu parlais qu'il avait le profil de celui qui pouvait gagner, il avait quoi en plus de toi ?

(Enzo coupe la parole) Moi, j'ai l'impression un peu qu'on l'a fait passer pour un romanichel, pour quelqu'un qui va d'un point à un autre, et qui habite un peu chez les autres…Excusez-moi, Steeve, c'est bien lui ? Alors j'ai l'impression, qu'on l'a fait un peu passer pour la victime, le caliméro à qui il fallait offrir un rêve…Enfin, c'est l'impression que ça m'a donné, je sais pas si c'est vrai. C'est ton avis Julien ?
Et bien, je pense qu'il a su très bien jouer de son image, et c'est aussi son point fort. Il est malin, intelligent, et il a du talent. Donc, après, on aime ou on n'aime pas, c'est vrai qu'il y avait une grande différence entre nous, mais en même temps, il y a des points communs, parce qu'on a tous les deux vécus avec notre passion et c'est ça qui ressort finalement.

Alors, est-ce que tu penses, qu'il a gagné parce que lui, justement, a géré son image, alors que toi tu es resté tout simplement naturel ?
Non, je pense que…(silence) Je ne sais pas, je ne m'autorise pas à penser à tout cela, parce que finalement, arriver second ou premier…Evidemment que j'aurais préféré gagner, mais la seconde place me convient très bien, si ça me permet de faire un disque et la finalité pour moi, c'est ça…

Quels sont les rapport entre toi et Steeve maintenant, vous vous voyez, vous vous appelez, vous parlez un peu de votre future carrière, ou aucun contact ?
On s'entendait très bien pendant l'émission, mais c'est vrai que, lui il est en studio là, il est très pris, et puis moi, je suis un peu dans d'autres sphères, on n'a pas beaucoup de temps pour se voir et pour communiquer, oui, c'est vrai…

Alors Julien, j'ai une petite surprise, je ne sais pas si celle-ci va te faire plaisir, ou ne va pas te faire plaisir… J'adore les surprises, vas-y…

Aujourd'hui, tu es dans l'attente de sortir un disque, un titre, même si tu en as déjà écrit plusieurs, tu m'as même dit tout à l'heure hors antenne que tu as déjà enregistré des « single »… Moulte, moulte…

Il manque maintenant le petit truc, qu'on te dise voilà, signature là en bas…
C'est fait…

Même si avant, on disait que c'était un monde de requin, donc, il faut faire attention avec qui tu signes, comment tu signes, il faut relire le contrat à plusieurs reprises même si des fois, on n'a pas le choix…

(Autre animateur) C'est une prise de risque aussi pour les producteurs de lancer aujourd'hui quelqu'un…

Aussi, aussi…quoique, avec la notoriété de Julien en ce moment, c'est le moment où jamais de le faire…
Donc, tu as enregistré un disque qui est déjà sorti, avec des Genevois, est-ce que tu te rappelle de cette aventure ?...
Bien sûr que je m'en souvient, c'était mon premier groupe coup de cœur en fait, parce que j'avais eu plusieurs petits groupes et petits orchestres quand j'étais jeune, mais il y a un groupe qui m'a vraiment marqué, Wild Mango , la mangue sauvage…

C'est pas ça…c'est pas ça…(rire) c'est pas du tout ça…(les autres) Ta surprise, elle retombe vraiment comme un soufflet !! Non, parce que je suis sûr qu'il ne s'y attend pas du tout…Alors, je vais t'aiguiller un petit peu, ce n'est pas une chanson que tu as composé, ni des paroles que tu as écrites, tu as prêté ta voix sur ce morceau…
Ah, attends voir, est ce que c'est de la house-music ?

C'est de la house-music.  Je vois ce que c'est…je vois le filon, je crois que j'ai trouvé la pépite…

Je vais te montrer la pochette du CD, peut-être que ça va t'aider…
Lemon Touch…wouah !!

(l'animatrice) Tout à l'heure c'était des mangues, maintenant des citrons, c'est pas mal… Je ne m'attendais pas à ça…

Tu ne t'attendais pas à ça ? On peut le diffuser quand même ? Mais bien sûr…

Donc tu as bien prêté ta voix. Il n'y a pas forcément beaucoup de textes dans cette chanson, parce que c'est de la house-music, on va donc écouter un extrait de cette chanson, donc Lemon Touch, avec la voix de Julien « Feeling of love »…Et en plus c'est pas mal, ça n'a rien à voir avec le répertoire actuel de Julien et c'est dommage que ça n'est pas eu plus de succés…

Alors, il est vrai que quand on écoute ce morceau, on pourrait se dire que ça pourrait très bien devenir l'un des tubes de l'été 2004, pour lequel, tu as juste prêté ta voix, enfin prêté, je pense que ça a rapporté des sous ce genre de productions ou pas du tout ?
Mais non, parce que…j'ai fais beaucoup de choses comme ça en studio qui sont finalement restées…qui n'aboutissaient pas dans les bacs…

Moi je me rappelle des gens, qui s'occupaient de la production de ce CD et qui y croyaient, ils m'ont chopé à un repas un soir et ils m'en ont parlé au moins pendant une demi heure si c'est pas plus et en fin de compte, on en revient toujours au même point, peu importe la qualité du produit je veux dire…Moi j'aime bien cette chanson, on parle bien sûr de house-music, on parle éventuellement d'un tube estival, pourtant, ce n'est pas une chanson d'auteur ou de compositeur, ça c'est fait en studio, c'est électronique, on en revient toujours au même point, on peut en sortir beaucoup des choses comme ça, ceci dit, si la production derrière ne suit pas au niveau de la promotion, au niveau de la distribution et du marketing du CD, il ne se passe rien… Exactement…tu as tout dis donc, rien à rajouter…

Je voulais en venir à la chose suivante, c'est que toi aussi maintenant tu as des titres qui sont composés, certains qui sont enregistrés, qui sont prêts à sortir et là, ils attendent quoi ?
Bien c'est-à-dire, c'est même plus une question d'envie, c'est une question de place sur le marché, et c'est malheureux de devoir s'occuper de ça quand on écrit des chansons finalement…j'aimerais bien pouvoir me concentrer que sur la musique.

En fait, ça devient un peu comme au supermarché, quand les rayons sont pleins tu peux pas mettre d'autres marchandises…
C'est ça, et quand tu vois des artistes comme les Rita Mitsouko, qui sont en hors-contrat, même Stéfan Eicher ou Sinclair, qui est obligé de ce battre tout seul, finalement, ça fait très peur en fait…

C'est un truc qui va pas du tout avec toi ça ?
Je crois que c'est un truc qui va avec aucun artiste qui a envie de chanter. C'est terrible quand il faut ce battre mais bon, en même temps ça laisse une longue place à ceux qui veulent vraiment y arriver, parce que je pense qu'il n'y a qu'avec du travail, de la volonté et de la persévérance qu'on y arrive.

Alors maintenant, tu es installé à Paris, tu t'étais donné un « dead-line », qu'est ce qui va se passer, ça veut dire quoi, 6 mois, 12 mois, 3 mois, pour qu'il se passe un truc et puis si ça marche pas tu reviens…ou tu pars ailleurs ?
Oui, je sais pas, je ne me met pas de « dead-line » parce que je pense que c'est une erreur de faire comme ça, de fonctionner comme ça, je croire qu'il faut vivre, ça parait un peu bateau de parler comme ça, mais vivre au jour le jour…

(l'animatrice) C'est au feeling un peu ?
Ben, c'est les rencontres, les choses se passent, les choses avancent toujours petit à petit, puis tout d'un coup, il y a une ouverture et là, il se passe quelque chose de plus fort.

(l'animatrice) Bon cela étant dit, excusez moi d'être cynique mais après les TPG (transports publics genevois) tu peux aller chanter à la RATP …

Julien, est ce que tu pense que le métier de chanteur, le métier de compositeur à changer avec l'arrivée de ces nouvelles émissions que se soit la « Nouvelle Star » en France, la « Star Academy », « Merci on vous écrira » en suisse, pour ne citer que celles là, « Pop Idol » en Angleterre, est-ce que ça a changé le business de la musique ?
Je pense que ça a changé le business, puis ce qui est le plus important, ce qui moi me fait peur, c'est le regard des gens, surtout des jeunes, qui voient les artistes…Pour eux, un artiste sort d'une émission comme ça, et c'est tout sauf ça. Un artiste c'est quelqu'un qui travaille, qui livre la qualité et c'est pas forcément dans ces émissions qu'on les trouve…

Moi, je dis tout le temps que le monde est fait de rencontres. On rencontre tous à un moment donné des gens qui nous permettent d'aller à un endroit où, on n'aurait pas pu aller tout seul, qui as-tu rencontré ?
Et bien des gens qui vivaient simplement, et qui arrivaient à ce satisfaire de ce qu'ils avaient…On veut toujours chercher ailleurs ce qu'on a pas chez soi alors que finalement, tout est là. Et en partant ailleurs, je me suis rendu compte que tout est à portée de main et qu'il fallait simplement le vivre…Vivre et se satisfaire de ce qu'on a …

Est-ce que tu n'as jamais essayé de changer le cours des choses, par exemple je vais parler d'un artiste qu'on va entendre dans quelques minutes, il s'agit de Phil Collins, qui à une carrière exceptionnelle d'une part avec le groupe Genesis, puis d'autre part en solo, Phil Collins qui s'est installé dans la région, tu ne t'es jamais dit « essayes de contacter ce type là, il habite pas loin de chez moi, je vais lui faire écouter ce que je suis capable de faire, peut-être qu'il va pouvoir me filer un coup de main… »

(l'animatrice) Mais tu l'as déjà rencontré… C'est vrai que je l'ai déjà rencontré dans un concert à l'Arena, pour la Little Dream Fondation, j'avais écrit une chanson pour l'une des participantes, enfin, j'avais écrit un texte pour une des chansons, et je l'ai trouvé remarquable en tant que chanteur de toute façon et surtout c'est quelqu'un de très humain, qui est resté très simple, dans le bon sens du terme, c'est-à-dire que c'est quelqu'un, malgré son succés et le star-système, qui est resté fidèle à lui-même et c'est beau de voir ça…

Et là, il s'est pas passé quelque chose, il peut pas éventuellement heu…intervenir, on va dire, pousser un tout petit peu le wagon ?
Le problème, c'est que s'est délicat pour des gens comme ça…Je crois qu'il fait déjà beaucoup de choses, il doit s'occuper de sa carrière, sa vie, sa famille et je pense qu'il ne peut pas non plus s'occuper de tout le monde, donc…C'est aussi que chacun fait sa route, il faut compter sur les opportunités, mais je pense que là, c'est bien parti pour moi, c'est simplement une question de temps…Ce qu'il est important de dire, c'est que, j'ai presque une dette envers les gens, qui m'ont soutenu, et j'ai vraiment envie de vous dire, si vous m'entendez, vous avez été là, et je vais vraiment me battre pour sortir un truc et le plus vite possible, parce que je vous le dois…

Alors Julien, quels sont tes groupes, tes chanteurs préférés, parce qu'on en a aussi quand on est musicien…
C'est sûr…La liste est longue, mais c'est vrai que j'ai baigné et que j'adore la musique de Stevie Wonder pour le soleil qu'il apporte. Dans les auteurs compositeurs, c'est aussi des chanteurs beaucoup moins connus, je pense à Chris Whitley, par exemple, c'est un chanteur qui met beaucoup d'authenticité dans sa musique et dans sa voix.

Il fait quoi de la country ?
Il fait aussi de la pop-blues, c'est assez spécial, il s'accompagne avec une guitare…
( Ecouter Chris Whitley ICI )

Moi là, je connais moins…En dehors de Britney Spears et de Madonna…Et puis sinon, il y a qui encore ? Ben beaucoup de gens, U2 par exemple…

Julien, quel est le premier instrument dont tu as joué ? Le piano.

 Et aujourd'hui, quel est ton instrument préféré ? J'ai pas d'instrument préféré…Je m'accompagne souvent avec une guitare parce que c'est pratique.

C'est avec la guitare que tu composes ? Oui.

Donc tu fais…Tu t'accompagne, puis tu testes la note, pour voir si les deux notes vont bien s'enchaîner, parce qu'en fait tu l'as dans la tête tout ça, à un moment donné il faut que ça vive quelque part pour entendre si ça correspond à ton imagination, c'est comme ça non ? Bien sûr. Une chanson, elle est bonne, mais il faut l'arranger.

Mais tu fais fait partie des gens qui écrivent la totalité de la musique au fur à mesure qu'elle vient ou tu prend juste des notes ?

Non, je fais partie des gens qui ont appris la musique comme ça, en autodidacte, et puis qui l'a sentent plutôt qu'autre chose, qui n'ont pas forcément des notions scolaires de solfège et j'ai du mal à la poser sur le papier.

Tu travailles de quelle façon, tu fais plutôt la musique et ensuite tu réfléchis aux paroles qui vont avec, ou le contraire ?
Ça part souvent ensemble, c'est un courant, une énergie qui…J'écris le texte par-dessus la mélodie, mais ça vient souvent en même temps…

Si aujourd'hui un producteur t'approche et te dis, indépendamment de la nouvelle star ou de quoique se soit, « voilà, Julien, je vais te produire, tu fais ce que tu veux, carte blanche, composes, écris, on enregistre, ça sort ! », tu ferais quoi comme chanson ?
J'ai un univers qui m'est cher et qui m'est propre, mais, c'est vrai que s'est des chansons assez intimes, donc finalement, je sais pas si c'est ce que vraiment les gens attendent, et puis finalement, qu'est-ce qu'ils attendent les gens ? Ils attendent simplement d'être touchés, donc je ferais ce qui sort…Je dois te donner des mots ?

Non pas des mots, mais tu chanterais quoi, de la pop, de la variété, en français, en anglais, peut-être en espagnol ?
De la pop, parce que j'aime les gens, j'aime le peuple, c'est ça la pop…

Quelque chose de calme ou quelque chose de relevé ? Les deux…

En français ? Oui, oui en français…

Et le texte comme tu viens de le dire, serait composé plutôt de tristesse, d'amour, d'histoires ?
Bon, les thèmes, je parle de tout, de l'amour, de la mort, mais j'ai pas envie de sombrer dans un thème mélancolique par exemple, parce que je suis plutôt quelqu'un qui tend vers ça, j'aime bien aussi sortir la joie, chanter avec joie, c'est pour ça que j'aime Stevie Wonder, c'est pour ça qu'il me motive, parce que lui quand il chante, c'est ça…

(l'animatrice) t'as déjà un nom pour ton futur album ou une dédicace spécifique ?
Ah non ! j'ai pas encore réfléchi à tout ça…

(l'animatrice) Ça s'appellerait Julien ? Par rapport à mon nom ?

(l'animatrice) Oui. Julien tout simplement, faut pas aller chercher midi à 14 h…

Alors Julien, on a reçu un petit e-mail, c'est une fille qui nous dit « au fait, j'ai un message pour Julien, je l'ai connu quand j'avais 10 ans, j'étais dans la classe de Verrier à Carouge, on était en camp de ski à Vinal », je sais pas si ça te rappelle le camp de ski de Vinal , « à l'époque, il avait un super dalmatien »…Bon à 10 ans c'est normal, on ne se rappelle plus que de ça… « et puis, je voulais juste lui dire bravo et continues à rester authentique », c'est signé Annick…Voilà, je sais pas si ça te dis quelque chose, si c'est un flirt peut-être de la classe de neige à Vinal…

(l'animatrice) N'en rajoutes pas non plus… Mais la fille qui sait qu'il avait un dalmatien, automatiquement, elle est allée chez lui….

(l'animatrice) Mais attend, tout le monde sait que Julien, il avait un dalmatien…c'est une publicité notoire ça à Genève !! (rires) Julien et son dalmatien, d'ailleurs c'est le nom de son prochain album, avec le dalmatien en pochette…( rires)

Julien, tu retournes aujourd'hui à Paris, quel est le programme, qu'est-ce qui t'attends ?

(l'animatrice) Pourquoi t'es venu avec un sac poubelle ? Oui, on n'a pas compris déja, tu t'es fais viré de la maison ? Qu'est-ce qui se passe Julien ? Il y a encore des choses à ramener à la maison…
Non, je vais rentrer chez moi et puis me remettre au travail, c'est-à-dire studio, écriture, puis discuter avec ces gens pour finalement…

(Enzo coupe la parole) Mais, tu attends des coups de fil, tu as des rendez-vous pour la semaine prochaine… Voilà, oui…déjà demain…

Tu reste encore un peu avec nous parce qu'il va y avoir l'horoscope, tu es de quel signe ? Lion (rire)

                                

Back