L'ex-future nouvelle star !
Des signatures confirmées, Luc Plamondon, des voix, Julien Laurence et des jeunes espoirs, les Freddie Mercury Awards, première édition compile les talents.
Avant le lever de rideau, entretien avec un très cathodique Genevois.
Le plus authentique, le plus romantique, l'adorable antistar, le séducteur.
Qui au milieu de ces qualificatifs puisés dans un press book à faire pâlir certains, est vraiment Julien Laurence ?
Il a fait ses classes médiatiques sur M6 mais depuis, le Genevois préfère parler vrai. Il sera Samedi à Montreux pour convaincre son public et pour le gala final du Montreux Freddie Mercury Awards,
concours live de jeunes talents, premier du nom.
La Nouvelle Star au rang des souvenirs, vous revenez sur une scène suisse pour la première fois et c'est dans le cadre d'un concours. Une coïncidence
?
A vrai dire, si on m'avait proposé la participation à la compétition, j'aurais décliné. Les concours, je suis vacciné ! Je ne suis pas franchement pour qu'on mette des notes sur une voix et un chanteur.
Mais comme il s'agit d'un soutien au milieu de personnalités comme Luc Plamondon ou encore l'entourage des Queen, qui plus est dans un lieux - Montreux - à forte résonnance musicale, l'invitation ne se refuse pas.
Quand même, les concours, c'est un moyen comme un autre pour percer, non ?
Tout dépend de la manière dont ils sont organisés. Si c'est avec plus ou moins de sérieux.
Ce qui semble primordial avec les Freddie Mercury Awards, c'est l'accent mis sur la proximité, d'autant plus dans une région déja riche de festivals où se produisent des artistes confirmés.
Que faut-il comprendre ? Que ces festivals ne jouent pas assez leur rôle de découvreur de talents ?
Absolument pas. Que ce soit Paléo ou le Montreux Jazz Festival, ils offrent leurs scènes off aux jeunes talents. Tous les échelons sont bons à gravir. Se roder dans sa région peut aussi faire figure de tremplin. Puisqu'après les frontières s'estompent pour que seule la qualité musicale compte.
Un parcours très éloigné du vôtre...
On peut qualifier mon cheminement d'atypique, c'est vrai ! Puisque j'ai couru les scènes plutôt alternatives avant de travailler la musique tzigane aussi bien en Andalousie qu'en République Tchèque, où l'on ne peut pas parler de structures musicales. Et tout d'un coup, il y a eu Nouvelle Star, l'émission de M6. Qui, à première vue, ne faisait pas parti de mon plan de carrière. Entre l'alternatif et les paillettes des plateaux télé, vous parlez d'un grand écart !
Entre les deux mon coeur balance ! Mais maintenant, savez-vous de quel coté poser votre voix ?
L'aventure M6 m'a offert de belles rencontres. Par la suite, il y a eu celle avec Phil Collins, qui m'a pris sous son aile pour l'enregistrement de mon premier single, ainsi que l'adaptation française de Tarzan 2.
L'émission terminée, j'ai effectivement préféré attendre d'être libéré de toutes contraintes, étant prêt à faire des concessions mais pas sur le plan artistrique.
Pour rebondir sur une toute nouvelle virginité créatrice ?
Patienter, maintenant je le sais, ça vaut la peine. Pour réussir il faut être soi-même, j'en suis convaincu. Et si dans le paysage musical francophone, les gens m'ont oublié comme candidat-finaliste de la Nouvelle Star édition 2004, c'est tant mieux.
D'un coté, ça me rassure et surtout, ça me donne le courage d'aller jusqu'au bout de mes rèves.
Sans concessions !
Florence Millioud Henriques
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