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Le Matin - 23 Juin 2005

"MA NOUVELLE VIE"
En exclusivité pour "Le Matin", il évoque ses projets et sa famille, qui s'est agrandie

Finaliste malheureux face à Steeve Estatof dans «Nouvelle Star» édition 2004, Julien s'était fait discret. Il revient avec trois bonnes nouvelles. Après Matteo Khan (2 ans et demi), son épouse, Céline, lui a fait cadeau d'une adorable petite Jeanne Tess en mars, trois mois après que la famille eut quitté Paris, pour s'installer près de Thonon-les-Bains, en France voisine.

La seconde est que son premier single va être envoyé aux radios. Un CD qui comporte deux titres: «Tout nous rappelle», écrit par Christian Vié et Christophe Balency, et «Besoin de soleil», écrit et composé par Julien.

La troisième bonne nouvelle? Le beau Genevois travaille sur un album qui sera produit par Oriane et Phil Collins. Il a également prêté sa voix à la bande originale du dessin animé «Tarzan 2», qui sortira en DVD en août prochain. L'occasion pour le chanteur de changer de nom d'artiste. Il s'appelle désormais Julien Laurence. Pourquoi Laurence? Pour rendre hommage à celle qui lui a donné la vie. Comme il aime à le dire, «c'est là d'où je viens»...

– Julien, que s'est-il passé après «Nouvelle Star»?
Le lendemain de la finale, on m'a proposé un feu de paille. Comme j'avais déjà mon propre univers musical, j'ai refusé les chansons qu'on voulait me faire enregistrer. La maison de disques s'est alors tournée vers Amel Bent, qui a pu faire son album. En y repensant, je crois que c'était moi le vrai rebelle de «Nouvelle Star»...

– Pourquoi avez-vous refusé?
Dans ce milieu, tout tourne très vite. On vous pompe jusqu'à l'os puis on vous jette. On n'existe que commercialement. Je ne voulais pas être un produit qui sert juste à faire de l'argent vite. Du coup, je suis resté sur la touche.

– Regrettez-vous votre choix?
Non, puisque je vais sortir un disque produit par Oriane et Phil Collins. Le chemin a été plus difficile, mais il en valait la peine et, surtout, je peux me regarder dans la glace sans avoir à rougir. Si j'avais signé le contrat que me proposait la maison de disques, je n'aurais pas pu m'épanouir.

– Quand avez-vous fait la connaissance des Collins?
Lors d'un concert en faveur de la fondation Little Dream, en 2003. Après cette rencontre, ils m'ont suivi dans «Nouvelle Star». Comme ils voulaient développer une production privée, la Dreams Reality, ils m'ont proposé de faire un album. Ce que je suis en train de faire. Je travaille dans les studios de Phil Collins à Gland (VD).

– Pourquoi avoir quitté Paris?
Pour ce qui est de la qualité de vie, je suis bien mieux dans notre maison actuelle. A Paris, je passais mon temps à courir dans tous les sens. A présent, j'ai le privilège de pouvoir regarder tous les matins mes enfants à mon réveil.

– Pourquoi la France voisine et pas Genève, où vous avez de la famille?
Vous avez vu les loyers à Genève? C'est l'horreur! Plaisanterie mise à part, Céline et moi avions envie de nous installer dans un endroit discret. Nous avons trouvé un cadre idyllique où nos enfants peuvent vivre loin de la pollution et entourés d'animaux: à côté de notre maison, il y a un âne, un alpaga, un cochon du Vietnam et des rennes! Un vrai bonheur pour Matteo Khan!

– Où et quand est née votre fille, Jeanne Tess?
A Genève le 8 mars, date de la Journée de la femme... J'ai le privilège du roi: un garçon et une fille. L'accouchement s'est très bien passé. Nous sommes rentrés chez nous deux heures après, dès que Céline s'est sentie d'attaque. Nous avions envie de nous retrouver rien que nous quatre pour vivre ce bel événement en famille.

– Quel effet cela fait d'être papa d'une petite fille?
Waow! Quand j'ai coupé le cordon ombilical, c'était magique. C'est à ce moment que le père a enfin son importance. Même si c'est le deuxième bébé, on ne s'attend pas à ressentir autant d'émotions. A la naissance de Matteo Khan, j'avais tout à apprendre. Avec Jeanne Tess, c'était différent avant tout parce que je savais ce qui m'attendait au niveau des responsabilités. Oui, j'ai pleuré...

– Quel genre de papa êtes-vous?
Très présent. Ma famille est ce que j'ai de plus précieux. Elle m'aide à garder mon équilibre. Et à relativiser...

VALÉRIE BÜNZLI
Tous droits réservés © Le Matin

   
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