Nouvelles vies pour nouvelles stars.
En quelques semaines, Julien et Pascal, les deux meilleurs candidats suisses de la "Nouvelle star", sont passés de l'ombre à la lumière. Ils nous racontent ce qu'ils sont devenus depuis l'arrêt de l'émission.
Un mois et demi après la finale de la "Nouvelle Star" sur M6 - où il est arrivé deuxième, derrière Steeve-le-hurleur - le Genevois Julien Chagnon (31 ans bientôt) affiche la mine des grands jours. Normal, le jeune homme est en train de travailler d'arrache-pied sur son premier album, financé par la maison BMG.
Désormais installé à Paris avec Céline, sa compagne et leur fils Matteo-Khan, Julien n'est pas revenu en Suisse depuis belle lurette. Le chanteur a donc apprécié son récent saut de puce à Genève.
De retour au pays durant septante-deux courtes heures (où il a enchainé les interviews), Julien a pris le temps de se poser quelques instants dans un café aux alentours de Plainpalais. Et de faire, pour TVguide, le point sur sa situation.
Quelle est votre nouvelle vie ?
Une existence faite surtout d'écriture de chansons et de travail en studio. L'avantage, c'est que ma femme et mon fils vivent avec moi, à Paris. Je peux donc beaucoup en profiter.
Quand sortira votre premier album ?
(Il sourit) Tout le monde me pose cette question! En fait, je veux que ce disque me corresponde vraiment. Je dois donc concilier mes intérêts avec ceux, commerciaux, de ma maison de disque qui me propose des chansons intéressantes, mais pas toujours en adéquation, avec ce que j'aimerais. Certaines de mes compositions figureront sur ce disque.
"Nouvelle Star" a donné de vous une image de chanteur romantique...
Ce que je vais proposer sera plutôt pop-rock!
Vous semblez ne pas vous laissé embarquer par le tourbillon médiatique généré autour de l'émission...
De par mon expérience, je sais combien tout cela peut-être éphémère. Ça remet les pendules à l'heure. Et voir mon visage dans les magazines me fait une curieuse impression: je crois qu'il s'agit de quelqu'un d'autre!
Qu'est-ce que ces joutes cathodiques ont changé en vous ?
Ça a donné un sens à toutes les galères d'artiste que j'ai pu traverser. Quand vous vous produisez en concert dans des bars er des kermesses pendant longtemps, en espérant pouvoir un jour sortir un disque (il s'interrompt)...Aujourd'hui, j'ai pris confiance en moi.
De quoi vivez-vous pour l'instant ?
BMG m'a versé une avance sur recettes. Mais je vous avoue que nous avons encore une vie très modeste. J'espère que cela va changer dans les mois à venir.
Revoyez-vous les autres candidats ?
On se tient informé de ce qui nous arrive aux uns et aux autres. Hélas, je travaille trop en ce moment pour avoir le temps de les voir. En même temps, il ne faut pas se leurrer, ça a été la compétition pendant deux mois. Délicat de créer une amitié dans ces conditions! Cela dit, j'ai eu un très bon feeling avec Pascal et Amel.
Les Romands vous ont beaucoup soutenu...
Ça a été énorme! En termes de votes d'abord. D'encouragements ensuite. Je me suis senti porté par le public suisse. C'était formidable! Je profite de télétop pour remercier les Romands de m'avoir tant aidé! Ça m'a beaucoup touché. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir une dette envers tous ces gens. C'est pour cette raison que je veux leur faire honneur en sortant le meilleur album possible.
Votre famille ne souffre pas trop de cette vie trépidante ?
Sincèrement, je ne pense pas. Les miens sont près de moi, ma femme devient petit à petit mon attachée de presse et mon fils a l'air interloqué lorsqu'il me voit à la télé!
(Il rit)
Comment réagiriez-vous si, plus tard, votre enfant voulait suivre votre exemple ?
Je le soutiendrais...tout en le mettant en garde! Mais ça serait merveilleux pour moi si, un jour, nous chantions un duo sur scène.
Gaëlle Cajeux
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