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Mieux vaut star que jamais... Après quatorze semaines de prime, l'émission de télé-crochet de la Six se termine ce soir, en finale. On l'imaginait mixte (Steeve-Laura et surtout Steeve-Amel), mais voilà que, comme l'an dernier avec Jonatan Cerrada et Thierry Amiel (qui fait justement ses débuts sur scène au Bataclan parisien), il s'agit d'un affrontement entre mecs. Des dix finalistes à avoir participé aux directs et au disque de reprises (ils reviennent d'ailleurs ce soir à Baltard pour de grands moments d'émotion), les deux derniers candidats sont un peu les «ancêtres» : 61 ans à eux deux et peut-être l'indice, côté téléspectateurs, d'un ras-le-bol des «chanteurs-peluches» à peine pubères, raillés par la jurée Marianne James. Considérons d'abord l'outsider, Julien, 30 ans. Une belle gueule, du style, un esprit soul révélé ces dernières semaines (avec des reprises de Stevie Wonder et Purple Rain de Prince), et une vie de famille (femme et petit garçon) surexploitée dernièrement dans la presse télé et people. Avec Julien, un ancien tâcheron de la musique (il faisait les «voix témoins» pour les stars), c'est le brun romantique qui est mis en scène. Mais l'homme est charmant, sensible, doué, et vaut mieux que ce qu'on en voit : il a vagabondé dans le monde entier, vécu en Europe centrale avec des Roms ou au fin fond du Texas avec des indiens. Puis le favori, Steeve, 31 ans. Une gueule d'Albator avec mèche tombante sur l'oeil, un style rock, un esprit grunge révélé depuis le début (il a chanté Nirvana lors des qualifications), et une vie amoureuse (a-t-il oui ou non couché avec Laura ?) surexploitée dernièrement dans la presse télé et people. Avec Steeve, un ancien tâcheron de la musique (il a tourné dans tous les bars du Sud-Est), c'est le rebelle échevelé qui est mis en scène. Mais l'homme est grognon, impassible, doué, et vaut mieux que ce qu'on en voit : il s'est fait rouler dans la farine tant de fois que son attitude est compréhensible. Malgré une cote qui semble au plus haut, faut-il souhaiter à Steeve de gagner ? Peut-être pas. Pour sa crédibilité, sa tranquillité, et par superstition (son copain Amiel perdit lui aussi l'an dernier), on pencherait en faveur d'une magnifique défaite. Tous droits réservés © Libération |
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