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Le Matin - 7 mai 2004

Selon Julien, jeudi prochain contre Steeve, ce sera «la bagarre»
Dur dur, la vie d'une future nouvelle star... Couché à 3 heures et levé à 7 heures pour voir son fils, Matteo-Khan, pendant une heure, Julien Chagnon (30 ans), le finaliste de «Nouvelle star» sur M6 n'a pas chômé hier. Entre les interviews, les prises de son pour l'émission à venir et le choix d'un titre pour un single – au cas où il serait l'heureux vainqueur jeudi soir – le Genevois n'a pas eu le temps de souffler.

Julien, vous aviez confié dans «Le Matin» du 29 avril que vous vous disiez chaque jeudi soir: «C'est peut-être la dernière...»
– Cette fois, je me suis dit: «Ça y est, tu as tout donné, tout lâché, tu ne pourras pas t'en vouloir si tu dégages.» Sinon, comme à chaque fois que je vois débarquer l'huissier – Me Nadjar – je me suis demandé si je figurais dans l'enveloppe!

N'auriez-vous pas préféré faire la finale avec Amel?
– Sincèrement, une finale avec Amel aurait été super car il y a une complicité entre nous. D'un autre côté, la finale face à Steeve sera géniale parce que j'aurai l'impression de me retrouver dans une arène. Je pense que ça va être chaud. Ça va être la bagarre, style combat de gladiateurs!

Qu'avez-vous ressenti lorsque Benjamin Castaldi a prononcé votre prénom comme finaliste?
– Une sorte de vide. Ce n'est pas forcément du plaisir. C'est plus du soulagement, en connaissant la réponse. Ce n'est pas le moment le plus fort de la soirée. Mais c'est sûr que je plane! Il y a encore quelques mois, j'étais dans ma cuisine à écrire des chansons et voilà que je me retrouve tous les jeudis soir à chanter devant des millions de gens...–

Quelle a été la réaction de votre épouse,Céline,après l'émission?
– Elle était très heureuse. Et fière. C'est beau de voir sa femme être fière, c'est bon pour l'ego! (Rires.)

Jeudi prochain, il ne doit en rester qu'un.Pensez-vous être celui-là?
– Franchement, je pense que j'ai toutes mes chances. Autant que Steeve. Je crois que ce qui fera la différence entre nous deux résidera dans notre condition physique et psychologique le soir même. Que le meilleur gagne. Point.

Si vous triomphez, fêterez-vous votre victoire à Genève ou à Paris?
– Les deux. D'abord à Paris, puis à Genève, pour voir ma maman... (Rires.) –

Votre succès signifiera-t-il que vous abandonnerez Genève?
– Pas complètement, car je suis forcément appelé à travailler, donc à vivre à Paris. C'est l'endroit où il faut être. Mais je vais garder un pied à Genève, car c'est une ville magnifique.

Avant-hier, durant votre interprétation de «Purple Rain», vous avez prononcé plusieurs fois le nom de Jésus...
– En effet, je me suis permis de personnaliser la chanson en ajoutant «Jesus, you are the king of the kings». Lorsqu'on s'approprie une chanson, ce n'est pas qu'au niveau des notes ou de l'intention. Il arrive qu'on ressente parfois l'envie d'ajouter ou de changer un mot ou un autre. Et là, en l'occurrence, j'ai senti que c'est à Jésus que j'avais envie de m'adresser.

Valérie BÜNZLI
Tous droits réservés © Le Matin

   
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