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«Continuez à voter pour moi!» S'il devait gagner, Julien ressentirait de la fierté, et aussi de la peur. «Si je sors, je serai déçu, évidemment. Mais, d'un autre côté, je suis déjà très content d'être arrivé là où je suis actuellement.» Vivant en huis clos, le candidat suisse rêve de pouvoir sortir pour aller acheter du pain à l'épicerie du coin. Le chouchou des téléspectatrices interprétera ce soir sur M6 «Je vais t'aimer», de Michel Sardou, et «Stand By Me», de Ben E. King. Deux chansons qui permettront peut-être à Julien (30 ans) de rester dans la course jusqu'à la victoire. Promu «nouvelle star» ou non, le candidat suisse est déjà très heureux d'être resté jusqu'à aujourd'hui. Soutenu par le public, son épouse, Céline (30 ans), et leur fils, Matteo Khan (1 an), le Genevois fait la fierté de sa soeur, Léonore (29 ans), et de leurs parents, Jean-Bernard et Laurence. Une «délivrance pour eux, qui le voyaient souffrir de ne pas faire ce qu'il voulait». En effet, le père, photographe, et la mère, graphiste, attendaient depuis des années de voir leur fils accomplir son rêve. Ce qui est désormais chose faite. Craignez-vous que votre aventure se termine ce soir ? Chaque jeudi, je me dis que c'est peut-être la dernière! Si je sors, je serai déçu, évidemment. Mais, d'un autre côté, je suis déjà très content d'être arrivé là où je suis actuellement. Ce que je voulais avant tout, c'était de pouvoir bénéficier d'un tremplin médiatique pour pouvoir faire de la musique. Le titre n'est pas forcément ce que j'attends. Que ressentiriez-vous si vous étiez la «nouvelle star» ? Si tel était le cas, je ressentirais non seulement de la fierté, mais aussi de la peur. Car il faut porter le titre et l'assumer. Donc accepter l'étiquette de «nouvelle star», le marketing et le battage qui va avec. Et je ne sais pas si je ne préférerais pas marcher à l'ombre... (Rires). Quel moyen avez-vous trouvé pour gérer votre stress ? La foi en Dieu. Je m'en remets à lui. Si on part du principe qu'on va tout maîtriser, on finit toujours par flancher un jour ou l'autre. Si on s'en remet à Lui en mettant de côté son petit ego, les choses se mettent à leur place. Par ailleurs, le fait de savoir que les gens croient en moi me rend plus fort. J'ai un message pour les lecteurs du «Matin»: «Si vous avez décelé quelque chose en moi, continuez à voter... Appuyez sur le bouton!» Comment votre épouse, Céline, gère-t-elle le stress ? Plutôt bien. Céline est sereine et possède beaucoup de recul. Elle me soutient et vit l'aventure avec moi tout en vaquant à ses occupations. Alors que je vis en huis clos, entre les répétitions, les interviews et les shows... Je rêverais de pouvoir aller acheter du pain à l'épicerie du coin et de faire les choses que j'ai l'habitude de faire! (Rires.) Ce soir ou un autre, vous serez confronté au monde extérieur. Notamment aux paparazzi. Vous sentez-vous prêt à affronter tout ça ? Oui. Du moment où, pour vivre de sa musique, il faut être connu, il va de soi qu'il faut assumer les conséquences, dont la presse. Il faut accepter de jouer le jeu. Jusqu'à un certain point. Je ne tolérerai pas les abus et le manque de respect. En regardant votre nez, on voit qu'il a été cassé. Le ferez-vous opérer par la suite ? Non, jamais. Je me le suis cassé à deux reprises. La première fois, j'ai plongé d'un pont et atterri dans un mètre d'eau... J'ai eu de la chance. Il faut dire que, ado, j'étais un vrai casse-cou. Si vous me voyiez torse nu, vous verriez de jolies cicatrices aux mains, aux avant-bras, sur les clavicules. J'en ai aussi aux jambes, aux pieds, aux vertèbres... (Rires.) J'ai une douzaine d'autres fractures dues à des accidents de vélo, de snowboard, de roller. Du coup, ça me fait doucement rigoler quand on me colle l'image du romantique. La barbe naissante, c'est parce que vous n'avez pas le temps de vous raser ou c'est un nouveau look ? C'est un rituel. Je n'aime pas avoir peau nette. Sauf quand je suis avec mon fils, pour ne pas le blesser. Porter une barbe de trois jours, c'est mon truc pour me sentir bien. Vous êtes donc plutôt poilu. Ah ça, pour être poilu, je suis poilu! (N.d.l.r.: Julien attrape un fou rire.) Je n'en ai pas encore dans le dos. Mais je vais me faire poser des implants! Sa famille Céline «Elle est consultante à l'UNICEF, à Genève. Du coup, entre la vie de famille, le travail, et «Nouvelle star», elle a beaucoup à gérer. Sans compter les allers-retours Genève-Paris avec Matteo Khan... Elle est fantastique. Humainement parlant, j'ai beaucoup à apprendre d'elle.» Matteo Khan «Pour endormir mon fils, je lui invente des petites berceuses. Sinon, il s'endort dès qu'il m'entend grattouiller la guitare.» Valérie BÜNZLI Tous droits réservés © Le Matin |
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