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Le Parisien - 8 avril 2004

Nouvelle Star : Julien, l'homme qui fait pleurer Marianne James.

Quoi qu'il advienne de Julien dans « Nouvelle Star », ce soir à 20 h 50 sur M 6, la performance qu'il a réalisée la semaine dernière restera comme un fait d'armes de l'émission. Alors que les prestations des huit derniers candidats en lice touchaient à leur fin, Julien s'est distingué par une version de « One », le tube de U 2, particulièrement inspirée.
Emue, Marianne James a alors donné libre cours à ses larmes, remerciant le jeune homme d'avoir justifié, par son talent, sa présence dans ce télé-crochet.
« J'ai été très touché par ce qu'elle a dit, commente aujourd'hui le chanteur, parce qu'elle a senti que j'étais allé au bout de moi-même. Elle a un grand coeur, cela se sent. » Il faut dire que Julien revenait de très, très loin. Huit jours plus tôt, il avait complètement oublié les paroles de sa chanson et avait laissé deviner la panique qui l'envahissait...
Un moment troublant qui aurait pu lui valoir une sanction immédiate : "La fragilité, ça énerve le public", sait-il d'expérience. Il aurait compris que les téléspectateurs l'excluent de la compétition. Mais " ça aurait été terrible, parce que je n'avais pas encore vraiment pu livrer quelque chose, assure-t-il. Aujourd'hui au moins, je sais qu'à un moment donné, j'ai été top." Non seulement la peur de passer à côté d'une chance inouïe lui a donné des ailes ce jour-là, mais un événement inattendu avait contribué à le désinhiber. "
La veille du prime, ma femme, Céline, et mon fils, Matteo-Khan, arrivaient à Paris par avion, raconte ce papa de 30 ans. Or cet avion a heurté le sol sans pouvoir atterrir. Tout le monde s'était allongé à plat ventre, croyant qu'il allait s'écraser. Après avoir entendu ma femme me raconter tout ça, je me suis dit : Et tu t'angoisses pour un jeu télévisé ! Ça m'a débloqué, et j'ai lâché toutes les tensions qui étaient en moi."
D'autant que c'est Céline qui avait pris l'initiative de l'inscrire au casting de «Nouvelle Star »
"Elle m'a mis devant le fait accompli, parce qu'elle croit en moi et qu'elle aime ma musique, poursuit Julien. Elle me pousse à m'exposer." Lui ne serait pas contre une vraie carrière professionnelle, plus construite et moins aléatoire que les cachets courus dans les bars et les restaurants, qu'il faut compléter par des petits boulots : guide-chauffeur de petit train touristique sur les bords du lac de Genève, charpentier, etc. Il adorerait, aussi, se produire en concert, pour de vrai : "Je serai porté par le public, il y aura du partage et de l'échange. Et ce ne sera plus une compétition, angle sous lequel je n'avais jamais envisagé la musique..."

Aude Dassonville
Tous droits réservés © Le Parisien

   
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